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INSTITUT
FRANÇAIS DE ZOOTHÉRAPIE
Centre de Formation et de
Recherche sur les pratiques de la
zoothérapie
Siège social : Le Buisson Mont Velanne 38620
– Velanne - Téléphone : 06 12 47 74 11 Fax 04 76 93 38
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Les animaux utilisés en zoothérapie
Les animaux utilisés en zoothérapie
Il faut savoir que
lorsque certaines fonctions biologiques ou intellectuelles sont altérées, mal
voyants, mal entendant, déficience mentale, troubles du comportement,
perturbations relationnelles ou affectives, l’animal de compagnie remplit auprès
de ces personnes des fonctions cumulées de source de sécurité, de substitut
comportemental, d’agent intermédiaire, de soutien physique ou affectif, d’éponge
pour les émotions, voir de support qui compense la plupart des handicaps.
L’animal de compagnie apaise, protège, rassure, sécurise, enlève l’anxiété,
l’angoisse. C’est un allié de confiance qui aide à vivre et à s’épanouir. Mais
il faut être capable de discerner les différents cas de handicap mental, les
différents cas de maladie mentale. Ils peuvent être très nombreux parce que
chaque cas, à l’intérieur de la dénomination de celui-ci et dans ces
spécificités, est différent.
Dans la TAA,
qu’est ce qu’un animal familier peut apporter à l'être humain ?
L’animal vous apporte de
l’affection, de l’attachement, de l’amitié. Il ne vous laisse jamais indifférent
et vous aide à faire face à l’isolement et à la solitude. Un chat vient se
frotter à vous. Un chien est capable de vous faire la fête en rentrant chez
vous.
L’animal vous fait sentir utile.
L'animal vous donne des repères.
L'animal vous rassure.
L'animal ne porte aucun jugement.
L’animal devient l’éponge de la personne dans le besoin.
L’animal est capable d’encaisser les mauvaises humeurs mais pas les brutalités.
Les principaux
animaux que l’on retrouve dans la zoothérapie.
Le chien – le cheval de trait – le poney - l’âne – la chèvre des Pyrénées ou
du Poitou -
Le lama -
le lapin nain – le cochon
d’inde - le chat
Le chien, animal majeur
dans la zoothérapie.
Nous savons que le chien est incontestablement le compagnon de l’être humain
depuis des millénaires. Ils sont devenus, au fil des ans, dépendant l’un de
l’autre. Utilisé dans les mouvances et les migrations de l’être humain, leur
survie dépendait de la chasse qu’ils allaient exécuter ensemble tout au long de
ces migrations.
Le chien possède une mémoire connectée à un lobe préfrontal qui lui permet
d’éprouver ce qu’il se représente. Bien que l’on ait longtemps qualifié l’animal
sans intelligence, aujourd’hui on peut très bien démontrer le contraire. Des
scientifiques tels Konrad Lorenz, puis Tinbergen, Prix Nobel de physiologie et
de médecine en 1973 avec von Frish, ont prouvé que l’animal, et notamment le
chien, était pourvu de sens, d’instinct, de capacité à apprendre et à réagir
face à des problèmes spontanés dans leur environnement naturel.
Le chien est probablement l’animal qui se prête le mieux et se substitue le plus
facilement et le plus souvent aux besoins de domination des personnes frustrées,
coléreuses, agressives, rejetées, insécurisées, mais aussi abandonnées,
maltraitées, exclues.
Le chien utilise un langage codé que j’ai pu apprendre, analyser et reproduire
dans les travaux de recherches que je fais avec mes chiens aussi bien en élevage
que lors de mes expéditions en Arctique. Ces études et ce langage m’ont permis
de travailler la zoothérapie avec des personnes handicapées mentales, mais
également avec des personnes en recherche de bien être.
En étudiant le langage et
la hiérarchie au sein de ma meute de chiens polaires, j’ai pu me rendre compte
que l’on pouvait tirer un maximum d’informations pour développer des programmes
de zoothérapie. Aussi bien pour les personnes atteintes de tension, d’anxiété,
de troubles de comportement, de phobies, que pour les jeunes délinquants, jeunes
défavorisés et handicapés mentaux.
Mais il faut bien savoir que le choix
du chien est très important. Sa race, son sexe, son âge, son éducation, sa
réceptivité, sa provenance font partie des critères de sélection. Mais
n'oublions pas ce slogan :
il n’y a pas de mauvais
chien, il n’y a que de mauvais maître !
L’âne. Rustique, doué d’une très bonne résistance, endurant, infatigable, il est le partenaire idéal pour l’enfant en général et d’autant plus pour les enfants handicapés mentaux. Très doux, calme, docile, il est capable d’encaisser la rudesse de l’enfant sans crainte. Son regard ne dégage aucune agressivité. L’âne aide les enfants en difficulté. Il apaise. On pourra très bien envisager, dans un programme avec des ânes, des randonnées d’une journée au début, voire de plusieurs jours par la suite.
Le poney. C’est l’animal de prédilection pour la monte de jeunes enfants. Sa petite stature, maximum 1m 48, rassure. Pour les enfants handicapés il est le complice idéal pour leur permettre de s’épanouir, de se sécuriser. Il joue, comme le cheval, un rôle très important dans l’orientation de l’agressivité et la provocation chez certains handicapés mentaux. Le zoothérapeute a un rôle de guide très important à jouer. C’est le résultat des trois pôles, enfant + animal + zoothérapeute, qui va créer le dialogue duquel va surgir l’émotion et les relations sociales futures. On peut également atteler le poney ce qui permet de responsabiliser la personne dans le besoin en lui confiant des tâches qu'il est tout à fait capable de faire.
Le cheval de trait. Il impressionne par sa forte corpulence, il demande donc le respect. On va donc utiliser le cheval de trait avec des personnes à fort caractère, agressif voir même violent. Le cheval va très vite canaliser cette agressivité et la personne se soustraira très vite à lui. On fera atteler le cheval par cette personne ce qui lui permettra de se sentir utile.
La chèvre des Pyrénées ou du Poitou.
D’un tempérament familier elle se prête
bien à un travail de médiateur auprès de jeunes autistes
et trisomiques ainsi
que pour des jeunes en difficulté. En choisissant une chèvre à poils longs,
comme la chèvre des Pyrénées, nous pouvons ainsi travailler la psychomotricité
et le mouvement. La chèvre, nourrie au biberon et éduquée dans un cadre de
jeunes enfants, il sera très facile de la rendre responsable dans un programme
de zoothérapie.
Le
lapin nain et le cochon d’inde. Un des grands bénéfices de la thérapie par l’animal possédant une fourrure sous
forme de pelage à poils courts ou longs, est le toucher de cette fourrure. C’est
un antidépresseur. Il est prouvé qu’en caressant la fourrure d’un animal le
stress, l’anxiété, le rythme cardiaque baisse. La personne s’apaise d’elle-même
et son agressivité, son insécurité, sa peur diminuent. Ce toucher devient
réconfortant pour la personne. Elle peut s’épanouir plus ouvertement, avec
sécurité et calme. Le toucher peut aussi favoriser l’amusement, les rires,
l’envie de parler, de se confier. Notamment pour les personnes anxieuses,
intraverties. Parler à un animal abaisse votre rythme cardiaque. Parler à une
personne augmente votre rythme cardiaque. Mais attention ! Dans certains cas, il
faut être vigilant. Il faut veiller à ce que la personne ne mutile pas
l'animal en lui tirant sur les poils, les oreilles et surtout avec les petits
animaux comme le lapin, le cochon d'inde.
Le chat. Il joue un grand rôle dans le milieu des personnes d'un certain âge. Son ronronnement sécurise, porte compagnie, évoque la parole, ce qui provoque communication avec lui. C'est un antidépresseur. Là encore, la race du chat est très importante. Il faut un chat calme, avec un toucher soyeux.
Le lama.
Il fait partie de la famille des camélidés. Docile, rustique, de la même manière
que le poney, le lama se prête à tous les critères de programme en zoothérapie.
On peut le monter, l'atteler, le bâter, il est un excellent médiateur pour les
personnes handicapées mentales, mais également pour les jeunes défavorisés et
délinquants. Il saura se faire comprendre en cas de personnes agressives.
Nous vous ferons régulièrement part des études et des résultats de comportement sur
le terrain, en présence de population dans le besoin, avec ces différents
animaux. N'hésitez pas à nous faire part de vos propres constats et expériences.
Notre adresse courriel :
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