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INSTITUT
FRANÇAIS DE ZOOTHÉRAPIE
Centre de Formation et de
Recherche sur les pratiques de la
zoothérapie
Siège social : Le Buisson Mont Velanne 38620
– Velanne - Téléphone :
06 12 47 74 11 Fax 04 76
93 38 80
Courriel:
info@institutfrancaisdezootherapie.com
La zoothérapie de A comme animal, à Z comme zoothérapie
Pourquoi utiliser le mot zoothérapie
!
Utilisé couramment au Canada, le mot Zoothérapie
provient du mot grec "Zoo" qui signifie "animal"
et de
thérapie qui vient du mot grec "Therapeia" soin, cure.
J’attire l’attention sur une
chose " la zoothérapie ne guérit pas". La
zoothérapie n’est pas une médecine.
La
meilleure définition du mot zoothérapie est la suivante.
Médiation
qui s'exerce en individuelle ou en groupe à l'aide d'un animal familier,
consciencieusement sélectionné et éduqué, sous la responsabilité d’un
professionnel de la santé, du social ou de l'enseignement spécialisé et dans l'environnement immédiat de
personnes chez qui l'on recherche à éveiller des réactions visant à maintenir ou
à améliorer son potentiel cognitif, physique, psychosocial
ou affectif.
Introduction
La zoothérapie attire actuellement une multitude de personnes désireuses de la
pratiquer. L'idée qu'elles s'en font varie avec leur formation conventionnelle,
leur expérience professionnelle, leur rapport personnel aux animaux et les
objectifs qu'elles poursuivent, qu'ils soient liés au travail, aux loisirs ou à
une implication bénévole. Si la présence des animaux est
reconnue pour avoir des effets positifs sur la santé humaine, il y est important d'apporter quelques différenciations sur les principales formes que
peut prendre leur contribution.
L'exercice de la médiation animale par la zoothérapie en milieu institutionnel
demande l'observation de règles élémentaires de prudence, d'éthique et de
sécurité. C'est pourquoi la construction de programmes en
zoothérapie exige à la fois une connaissance du comportement animal et celle des
problèmes vécus par les personnes alliées à une créativité qui doit sans
cesse se renouveler.
Comprendre la différence entre
la médiation animale par la zoothérapie et l'animation avec l'aide d'un chien.
Ce que l'on appelle plus communément l'A.A.A. ou chien
visiteur se pratique surtout dans le domaine des personnes âgées. C'est avant
tout de l'animation, du jeu, de l'occupationnel où le chien est le centre du
jeu. Il n'y a aucune recherche de thérapie. Aucune analyse. Pratiqué la plupart
du temps par des bénévoles.
La médiation animale par la zoothérapie, c'est
tout le contraire.
Utilisée comme
auxiliaire aux thérapies conventionnelles, elle devient une technique
d'intervention faisant appel à l'animal en lui faisant jouer le rôle
d'intermédiaire donc de médiateur entre le professionnel et la personne dans le besoin. Son champ
d'action est des plus vastes. On l'utilise auprès des personnes âgées,
auprès des personnes handicapées physiques ou mentales,
auprès des personnes malades mentales, auprès des jeunes défavorisés,
pour la délinquance juvénile, pour les détenus adultes en milieu carcéral
ainsi que pour les jeunes en institution fermée, auprès des personnes esseulées,
auprès des enfants en milieu hospitalier, les enfants en échec scolaire, des
personnes souffrant de troubles psychologiques, etc. Les animaux impliqués dans
toutes ces activités rencontrent des normes préétablies de santé, de
comportement et d’éducation.
La médiation animale par la zoothérapie telle que défini par l'Institut Français
de Zoothérapie.
C'est avant tout un projet d'établissement passant par la volonté de la
direction. Après une analyse des patients et de leurs pathologies, c'est la mise
en place d'un programme par le professionnel de la santé ou du social qui a été
formé par IFZ à cet effet. Chaque programme est développé en concertation avec
l'équipe soignante. Il y a impérativement un suivi, une mise en place d'échelles
d'évaluations, des synthèses et une recherche scientifique tout au long des
ateliers de médiation animale.
Petit rappel
L'enthousiasme actuel pour la zoothérapie trouve principalement son origine aux
États Unis dans les travaux de Boris Levinson. À la fin des années 50, ce
psychologue américain fut le premier à décrire le rôle de catalyseur social que
peut jouer l'animal. Selon lui, les animaux sont particulièrement utiles pour
les personnes qui sont à des stades plus vulnérables de la vie (maladie, perte
d'autonomie.) Par exemple, chez une personne âgée, l'animal peut servir de
soutien émotionnel
dans la vie alors que le monde externe est en transition.
(Deuil de membres de la famille ou d'amis, perte des responsabilités
économiques, changement des rôles sociaux.) Levinson a été un des premiers à
intégrer l'animal dans des séances de thérapie et à se servir de celui-ci comme
outil thérapeutique complémentaire. Par la suite, l'usage s'est répandu et on a
vu progressivement entrer les animaux dans les centres d'hébergement, les
centres de réadaptation et les autres établissements de santé.
Une alliance fructueuse
Les animaux revêtent une grande importance dans la vie de beaucoup de personnes.
Les études s'accordent pour dire que, toutes espèces confondues, plus de 50% des
gens, possèdent un animal à la maison. Pour beaucoup, l'animal de compagnie
occupe un statut particulier. En effet, la majorité des personnes propriétaires
d'un animal considèrent ce dernier comme un membre de la famille.
Pourquoi la présence d'un animal est-elle si importante pour tant de gens ? On
croit que la relation homme/animal correspond adéquatement aux besoins
psychosociaux de la personne en ce sens qu'elle rejoint de nombreux aspects de
la vie humaine. L'ordre et le contrôle sur sa vie, « s'occuper de l'animal »
Les rapports interpersonnels « compagnonnage » La connaissance et la
compréhension de l'environnement « les cycles de la vie » Le rôle social « être
le maître de l'animal »
et l'activité physique, jeux, promenades. Cet effet
positif de la présence animale a souvent pour conséquence de contribuer à
l'augmentation de <l'estime de soi.>
Il faut cependant spécifier que l'attrait envers les animaux varie d'une
personne à l'autre. La façon dont un individu peut potentiellement bénéficier de
la présence d'un animal est fonction de la perception ou de l'attachement qu'il
en a.
Les effets positifs
de la possession des animaux seraient plus facilement perceptibles lorsque la
personne vit une période de stress. Ainsi, l'attachement à un animal familier
serait relié de façon positive à la santé des personnes âgées lorsque celles-ci
ne bénéficient pas d'un réseau social adéquat.
Des personnes vivant un deuil et n'ayant pas de confident présenteraient moins
de signes de dépression quand elles possèdent un animal familier et qu’elles y
sont attachées. Des études mentionnent que l'animal peut procurer un soutien
lors de périodes de fortes inquiétudes. Ainsi, on observe un nombre
significativement moins élevé de visites chez le médecin par les personnes âgées
qui possèdent un chien. En fin, le compagnonnage des animaux peut aider à
réduire la dépendance aux médicaments.
@La
formation en zoothérapie
est une spécialisation pour
tout le personnel de la santé, de social ou de l'enseignement spécialisé.
L'animal, un médiateur polyvalent.
Les exemples du recours à l'animal dans un contexte thérapeutique sont nombreux.
On peut penser aux programmes d'équithérapie où le cheval est utilisé pour
développer la coordination, la force musculaire et l'équilibre de personnes
handicapées physiquement. Ces usages sont très intéressants mais demandent de
l'espace à cause des difficultés à leur réalisation. En milieu urbain, les
facilités de transport, d'adaptation et de manipulation du chien et du chat en
font les favoris pour le travail en médiation.
On peut utiliser l'animal auprès de personnes aux prises avec des problèmes
divers. La liste suivante n'est pas exhaustive, mais veut simplement illustrer la
diversité de ces domaines où la zoothérapie peut compléter
les interventions traditionnelles. Problèmes d'apprentissage, troubles de la
personnalité, problèmes de comportement, déficits cognitifs, retards de
développement, problèmes relationnels, solitude et dépression, problèmes
d'attention et de concentration, déficience intellectuelle, isolement, manque de
stimulation sensorielle et retrait, accueil et intégration lors
de
l'hébergement, réadaptation physique, délinquance, faible estime de soi,
violence…
Il existe des situations où l'on a recours à l'animal afin de pallier à des
déficits ou à des handicaps physiques. Les chiens guides d’aveugles et les chiens
d'assistance aux personnes en fauteuil roulant sont probablement les plus
connus. Le but recherché est de procurer aux personnes une plus grande
autonomie. Cependant, pour ma part, l'avantage le plus important serait
peut-être de favoriser les interactions sociales de ces personnes et leur
acceptation dans la société. Souvent, les gens ne savent pas comment réagir face
à une personne handicapée. Ils évitent ainsi les interactions ou, demeurent
distants émotionnellement. La présence du chien médiateur normalise les
contacts sociaux et aide à éviter l'isolement social.
Des bénéfices multiples
Peu importe la nature, la fréquence et la durée d'un programme d'activités de
zoothérapie, l'animal s'avère un outil précieux. D'abord et avant tout parce
qu'il constitue un stimulus simple, connu de tous. Il n'exige aucune compétence
particulière
de la part du client et ne l'oblige à aucune performance. Il peut
servir de dérivatif à l'anxiété d'une personne face à un intervenant inconnu ou
impressionnant. En effet, les personnes accompagnées d'un animal sont perçues
comme plus amicales et plus accessibles que les autres.
Le contact avec l'animal est apaisant. Il est une source d'affection
inconditionnelle, sans égard au comportement ou à l'apparence physique des
personnes. Flatter un animal peut être réconfortant. Cela peut aider à calmer
une peine mais aussi à favoriser le jeu et les rires. Cet état ludique apporte
plaisir, spontanéité et changement de la réalité quotidienne des personnes
éprouvant des dysfonctions cognitives, psychologiques ou physiques.
L'animal peut
tantôt agir comme source de stimulation tantôt servir d'agent de renforcement
lors de l'accomplissement de certaines tâches, par exemple lors d'exercices de
réadaptation physique. On note que les personnes qui possèdent un chien de
taille moyenne sont, de manière générale, plus actives. Cette augmentation de
l'activité a des effets positifs sur
le système cardio-vasculaire.
En plus d'améliorer la qualité de vie générale des personnes visitées, un intervenant zoothérapeute pourra dans beaucoup de situations élaborer des activités de zoothérapie de façon à augmenter le sens des responsabilités. Tel que le toilettage, les soins, l’entretien d’un animal.
Dans les établissements de
santé, l'animal peut agir comme médiateur social, au sens où il favorise la
conversation et les interactions entre les résidants en procurant des sujets de
conversation neutres et non menaçants. Il permet l'instauration rapide d'un
contact chaleureux et l'augmentation du nombre et de la qualité des interactions
entre les résidants, leur
famille et le personnel.
Des
éléments d'explication
Comment la relation homme/animal se développe-t-elle ? Pourquoi est-elle
significative pour l'humain ?
Plusieurs tentatives d'explication ont été avancées. Cependant, jusqu'à ce jour,
les théories voulant expliquer le fonctionnement de la relation homme/animal
sont incomplètes. On ne sait pas vraiment pourquoi certaines personnes aiment et
recherchent la présence des animaux alors que d'autres sont indifférentes ou ne
les aiment pas.
Il fut un temps où
l’animal et l’homme étaient solidaires dans les tâches. Cela voulait dire qu’ils
s’étaient rendus indispensables l’un envers l’autre.
Exemple : dans les travaux des champs (le bœuf, le
cheval, l’éléphant, le dromadaire, le mulet) dans le transport des personnes ou
dans la migration des peuples (chameaux, rennes, éléphants, chiens de traîneau)
dans le transport de matériels et d’habitation lors des migrations (rennes,
chiens de traîneau, chameaux, ânes.)
On retrouve aussi cette alliance entre l’homme et l’animal dans la chasse (les
chiens, les chevaux, le faucon, le chien polaire) dans les secours (chiens
d’avalanches, chiens de catastrophe) dans les services (chiens de dépistage, le
chien de drogue, recherche d’une personne perdue) dans l’assistance (les chiens
d’aveugle, les chiens pour les personnes handicapées physiques, chiens pour mal
entendant.)
N'oublions pas que la zoothérapie est multidisciplinaire et englobe des domaines tels que
la psychiatrie, la psychologie,
la gérontologie, le comportement animal. Il ne
faut donc pas s'étonner que chacun y donne ses propres explications.
Explications qui ne sont pas toujours en accord entre les différentes parties
concernées. C'est pourquoi, l'un des rôles de l’Organisation
Scientifique Internationale sur les Développements et les Recherches en Zoothérapie,
est d'unifier les recherches, les analyses, les
évaluations et de les synthétiser afin de les divulguer sur ce portail.
On peut se demander
pourquoi tant de gens apprécient le contact avec les animaux.
Pourquoi sont-ils portés à flatter l'animal et en quoi cette action est-elle si
agréable ?
On sait que le toucher est extrêmement important chez l'être humain. Par
exemple, une personne qui est touchée physiquement alors qu'on lui demande
quelque chose est plus susceptible d'acquiescer qu'une personne qui ne l'est
pas. On trouve une preuve supplémentaire de l'apport positif du toucher dans la
diminution de la pression sanguine et du rythme cardiaque des personnes qui
flattent un animal. Malheureusement, notre société actuelle permet de moins en
moins l'expression de ce besoin de contacts physiques. Les personnes placées
dans les établissements de santé sont encore plus que toutes autres privées de
contacts physiques chaleureux. "Le recours à l'animal dans
un contexte thérapeutique
et éducatif peut servir à pallier ce manque de chaleur
humaine. " Prendre soin d'un animal ainsi que le caresser, peut aider à
la formation de liens émotionnels. De tels liens sont essentiels au
développement humain normal.
Le zoothérapeute
Formé professionnellement par
l’Institut Français de Zoothérapie, le zoothérapeute intervient auprès de gens
ayant des difficultés d'ordre psychologique ou physique en utilisant le contact
avec des animaux en vue de leur apporter de l'aide, d'améliorer leur
fonctionnement, de favoriser leur adaptation et de briser leur isolement. À
cette fin, il tente de développer la dextérité perdue, de favoriser la détente
et de créer une relation de confiance propice à les aider. Il veille à être
attentif aux attitudes et aux comportements de la personne afin de l'aider à
développer ses capacités mentales ou physiques de même qu'à s'exprimer.
Planification d'un programme de zoothérapie
La mise en œuvre et l’exécution réussies d’un programme de
zoothérapie exigent une préparation attentive de la part de tous les
intervenants. Le succès de chaque programme dépend toutefois de l’enthousiasme
avec lequel il est mis en œuvre par le zoothérapeute et l’établissement en
question.
Le succès et la durabilité d’un programme dépendent de cinq éléments clés :
* Planification
* Surveillance
* Personnes clés
* Importance de tenir compte du bien être de tous les intéressés
* Bons sens et attentes réalistes
Programmes – Évaluation - Tests de contrôle - Sondage
La réussite d'un programme c'est le suivi. Nous préconisons de
travailler avec les échelles d'évaluation que nous avons mis au point. A savoir :
* Des échelles d'évaluations,
* Des tests de contrôle,
* Des échelles de rapports d'activités
* Des programmations de sondages.
Autres importances pour la réussite d'un programme :
C'est la durée. On ne peut pas prétendre faire quelques séances de
zoothérapie et apporter un bien être en profondeur.
Tout d'abord, cela dépend de la population dans le besoin avec qui l'on travaille.
Mais c'est au minimum un programme d'une année avec un rythme de trois à quatre
fois par semaine.
L'Institut Français de Zoothérapie développe dans
son Centre de Zoothérapie des méthodes et des programmes avec la médiation
animal notamment pour des enfants trisomiques et autistes.
La zoothérapie, une activité qui se prépare
Introduire un animal dans un hôpital, un établissement à caractère social ou un
centre d’hébergement n’est pas comparable à la venue d’un chien ou tout autre
animal familier dans une maison familiale. Dans un hôpital, l’introduction d’un
chien ne dépend pas seulement d’une seule personne mais doit faire l’unanimité
de bien des gens. Il peut y avoir divers raisons pour qu’un projet en
zoothérapie ne puisse aboutir. Allergie aux poils, crainte, inquiétude. Mais
cela n’est pas impossible. Il faut donc avant toute chose, sensibiliser les
membres du personnel et pour commencer, il faut convaincre le directeur de
l’établissement ou tout au moins le médecin chef du service avec qui vous
envisagez de monter un projet. Il faut aussi convaincre les résidants, les
parents des résidants. C’est le rôle du zoothérapeute et c’est sous sa
responsabilité que le projet doit avancer.
Éducation du chien
Chose extrêmement importante, le chien doit être éduqué au préalable, puis, il
doit passer un examen de comportement canin pour la zoothérapie.
L’Institut Français de Zoothérapie a mis au point une grille d’évaluation pour
donner une accréditation au futur chien thérapeute.
Le rôle du vétérinaire
C’est d'établir un carnet de santé de chaque animal qui travaille sur un
programme de zoothérapie. Vaccins des principales maladies, vermifugé minimum
deux fois par an. N'oublions pas, le vétérinaire est le médecin des animaux. Il
peut prévenir de certaines maladies qui peuvent guetter l’animal. Le vétérinaire
a aussi le rôle de pouvoir contrôler les lieux ou locaux d’élevage. Dans le
cadre de la zoothérapie, une bonne relation avec un vétérinaire est nécessaire,
même obligatoire. Tout programme et projet où l’animal est en relation avec une
population de personnes qui sont dans le besoin, il faut impérativement
travailler avec un service vétérinaire.
Conclusion
Pour conclure ce chapitre, il faut savoir que la zoothérapie, ce n'est pas juste
aller faire de l'animation avec un chien dans différents lieux. La zoothérapie
telle que l'Institut Français de Zoothérapie le conçoit c'est un travail
d'équipe mené par le zoothérapeute. Ce sont des ateliers avec des thèmes, ce
sont des lieux adaptés pour travailler en zoothérapie. C'est de
la recherche et
du développement pour comprendre et améliorer le bien être des populations dans
le besoin.
François Beiger
Psychanalyste en relations thérapeutiques <animal/humain> pour la
déficience mentale, personnes âgées, jeunes défavorisés, malades mentaux...
Zoothérapeute - Auteur/Conférencier - Fondateur d'IFZ
Membre du
GIRIH (Groupe International Interdisciplinaire de Recherche sur le handicap)
Membre de l'OSIDRZ (Organisation Scientifique Internationale sur les
Développement et les Recherches en Zoothérapie)
Président de la
Fondation pour la Trisomie au Canada
Président de Handicap Rêves Défis Jeunesse
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