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INSTITUT
FRANÇAIS DE ZOOTHÉRAPIE ©
Institut de Formation Professionnelle et de
Recherche sur les pratiques de la
Thérapie par Médiation Animale
Siège social : Le Buisson Mont Velanne 38620
– Velanne - Téléphone :
06 12 47 74 11
Fax 04 76
93 38 80
Courriel:
info@institutfrancaisdezootherapie.com
Melle
AURÉLIE JEAN Psychologue clinicienne zoothérapeute
-
Spécialiste et formatrice sur les troubles envahissant du développement
Aurélie dirige la formation sur l'autisme et la médiation
animale -
courriel :
aurelie.jean@institutfrancaisdezootherapie.com
PARCOURS
PROFESSIONNEL
Parallèlement au
cursus universitaire de psychologie pathologies clinique
que Aurélie JEAN a suivi, c’est son parcours en tant qu’animatrice puis directrice
de séjours,
auprès d’adultes ayant un handicap mental et/ou physique,
pendant plusieurs années, qui l'a interpellé et lui a permis de faire ses
premières observations sur la
relation de ces personnes avec les
animaux.
Effectivement, sur
plusieurs séjours où elle avait l’occasion d’être en contact régulier
avec les animaux (parmi lesquels : chats, chiens, ânes, poneys…), elle a
constaté, dans un premier temps, l’apaisement et la
contenance que certains adultes trouvaient en se rapprochant de
l’animal.
Pour d’autres, l’animal permettait une
diminution de la situation de
retrait ou
encore l’envie d’être actif et la responsabilisation, découlant du lien
psychoaffectif se développant assez rapidement pour
certains avec les
animaux. Marquée par ces
observations, elle décidait de trouver une structure de stage, pour son
année de maîtrise de psychologie, au sein de
laquelle la population
pouvait être en contact avec les animaux.
C’est ainsi que
Melle JEAN développa un travail d’étude et de recherche sur l’apport des
activités assistées par l’animal chez des adultes psychotiques chroniques. Les
observations
et données recueillies, aussi bien quantitativement que qualitativement,
l'ont convaincu que l’animal, au-delà de la simple activité, pourrait-
être un
excellent médiateur dans la relation thérapeutique.
Par la suite, elle choisit de poursuivre sa pré professionnalisation dans différentes
structures afin d’élargir ses
connaissances et compétences sur le
terrain, auprès de diverses populations, que ce soit au niveau de
l’évaluation ou de la clinique.
Cela lui a permis de
découvrir
également différents modes de fonctionnements propres à chaque
structure et surtout la place, les outils et fonctions du psychologue
clinicien au sein d’institutions
bien distinctes.
Elle a donc pu évoluer successivement au cours de ses années d'études au sein :
D’un Foyer
d’Aide Médicalisé, structure accueillant en internat et externat des
adultes ayant des troubles importants du comportement associés ou
non avec une déficience.
D’un secteur
de psychiatrie adulte englobant des interventions en CMP (centre
médico-psychologique), CATTP (centre d’accueil thérapeutique à temps
partiel), appartements thérapeutiques et hôpital
psychothérapeutique.
D’un CMP pour
enfants et adolescents
D’un IME pour
enfants et adolescents souffrant de troubles envahissants du
développement
D’un CAT (appelé actuellement Établissement de Soin et d’Aide par le Travail)
Dans certaines de
ces structures, Melle JEAN a pu continuer à s’investir dans ce travail de
médiation animale auprès de différents publics et en mesurer les
bénéfices.
Effectivement sur
le FAM se trouvaient lapins, chien, volailles, cochons, ânes et poneys…
les ateliers mis en place au sein de cette « petite ferme » et autour
des
différents animaux furent les moyens de travailler sur des modalités
d’expression infra-verbale, sur le sensoriel, l’ouverture à
l’environnement, le rapport à l’autre en
passant par l’animal etc.
A l’IME, elle a
suivi également certains enfants et adolescents autistes en séances
d’équithérapie, durant 6 mois, apprenant ainsi un autre type d’accompagnement
dans l’expression de soi à travers la mobilisation psycho corporelle, la découverte de sensations et d’expériences nouvelles permettant au fur et à mesure de
travailler les comportements
inadéquats, la présence du regard et le relationnel notamment.
Le CAT
fonctionnant avec un centre équestre également, elle a pu effectuer le
suivi des travailleurs CAT du centre équestre ainsi que les ateliers de soutien qui s’y
déroulaient pour d’autres travailleurs du CAT, en s’impliquant activement dans les séances de soutien avec les chevaux. Pour ces personnes déficientes, l’inversion
des rôles était
importante, pour une fois elles se trouvaient en position de prendre
soin de l’autre, de l’animal… permettant ainsi une revalorisation, une
prise de
confiance et de développer autrement l’autonomie. Elle a également pu
s’impliquer dans les séances d’équithérapie proposées par le centre
équestre à d’autres
structures (MAS, IME, CEM…).
Parallèlement à
cela, son projet étant, durant cette période d'études, de s’installer en tant que
psychologue travaillant avec une médiation différent qu’est la
médiation animale, j’ai suivi la formation de l’Institut Français de
Zoothérapie en 2004 et est obtenue la certification de thérapie par médiation animale l’année
suivante. Puis,
son DESS en poche, Melle JEAN a
travaillé en tant que psychologue en Centre-Médico-Psychologique pour
enfants et adolescents ainsi qu’en Centre
d’Actions Éducatives avant
d’être embauchée en 2008 à l’Institut Français de Zoothérapie.
LA THÉRAPIE PAR MÉDIATION ANIMALE TELLE QUE Melle JEAN LE VOIT :
En tant que
psychologue, j’ai travaillé particulièrement avec les enfants ayant
différentes problématiques, mais aussi avec d’autres populations, à
l’aide de différentes
médiations, telles que le dessin, le conte,
certains jeux… mais toujours en salle ou en bureau et avec des objets. Avec d’autres
publics, il s’agissait plutôt
d’entretiens en « face à face », au
bureau.
Chez IFZ,avec la médiation
animale, nous travaillons à l’aide d’une médiation vivante, qui agit et
réagit, qui peut d’autant plus faciliter les projections, le travail du
sensoriel, du psycho-corporel et qui facilite le travail que tout
psychologue clinicien peut faire grâce au lien psycho-affectif se développant entre la personne et un ou
plusieurs animaux.
La plupart des enfants, adolescents et jeunes
adultes avec lesquels je travaille en médiation animale, connaissent ma
fonction, ils savent que je suis psychologue et
savent qu’ils sont là
pour que nous travaillions ensemble certaines choses. Mais, comme me le
faisait remarquer un parent à juste titre « je ne pensais pas qu’il
accepterait, mais le cadre est tellement différent que cela change tout
pour lui ». Effectivement, certains enfants ou adolescents refusent
« d’aller voir un psychologue » ou
encore, s’ils viennent, ce n’est pas
pour autant qu’un travail pourra se faire. Mais avec la médiation
animale, le cadre est différent du cadre « physique » habituel (et
pourtant tellement présent à la fois… mais autrement) que le lien se
créé plus facilement et que le titre de « psy » passe au second plan,
même si le travail est bien
présent.
Un autre avantage
du travail en Institut de Médiation Animale, au-delà de l’attrait pour
les animaux et de la motivation que cela peut amener, ce sont les
espaces.
Nous nous servons beaucoup des différents types d’espaces créés
pour les animaux ainsi que de leur positionnement etc. dans notre
travail et en fonction des
besoins des bénéficiaires…
Je ne vais pas
citer là tous les bénéfices que je trouve à exercer ma profession à
l’aide de la médiation animale, mais ce qui est certain c’est que cette
médiation me
permet de travailler d’autant mieux certaines
problématiques. Mais attention ! au risque de se répéter, l’animal n’est pas le thérapeute, il est le médiateur qui allié
au cadre, au savoir-
faire, aux connaissances du thérapeute, va permettre de donner du sens et de poser des objectifs à finalités thérapeutiques.