INSTITUT FRANÇAIS DE ZOOTHÉRAPIE ©
Institut de Formation Professionnelle et de Recherche sur les pratiques de la Thérapie par Médiation Animale
 
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 Melle AURÉLIE JEAN Psychologue clinicienne zoothérapeute - Spécialiste et formatrice sur les troubles envahissant du développement
 Aurélie dirige la formation sur l'autisme et la médiation animale - courriel :
aurelie.jean@institutfrancaisdezootherapie.com

 PARCOURS PROFESSIONNEL
 
Parallèlement au cursus universitaire de psychologie pathologies clinique que Aurélie JEAN a suivi, c’est son parcours en tant qu’animatrice puis directrice de séjours,
 auprès d’adultes ayant un handicap mental et/ou physique, pendant plusieurs années, qui l'a interpellé et lui a permis de faire ses premières observations sur la
 relation de ces personnes avec les animaux.

 Effectivement, sur plusieurs séjours où elle avait l’occasion d’être en contact régulier avec les animaux (parmi lesquels : chats, chiens, ânes, poneys…), elle a
 constaté, dans un premier  temps, l’apaisement et la contenance que certains adultes trouvaient en se rapprochant de l’animal. Pour d’autres, l’animal permettait une
 diminution de la situation de retrait ou encore l’envie d’être actif et la responsabilisation, découlant du lien psychoaffectif se développant assez rapidement pour
 certains avec les animaux. Marquée par ces observations, elle décidait de trouver une structure de stage, pour son année de maîtrise  de psychologie, au sein de
 laquelle la population pouvait être en contact avec les animaux.

  C’est ainsi que Melle JEAN développa un travail d’étude et de recherche sur l’apport des activités assistées par l’animal chez des adultes psychotiques chroniques. Les
  observations et données recueillies, aussi bien quantitativement que qualitativement, l'ont convaincu que l’animal, au-delà de la simple activité, pourrait- être un
  excellent médiateur dans la relation thérapeutique.
Par la suite, elle choisit de poursuivre sa pré professionnalisation dans différentes structures afin d’élargir ses
  connaissances et compétences sur le terrain, auprès de diverses populations, que ce soit au niveau de l’évaluation ou de la clinique.
Cela lui a permis de découvrir
  également différents modes de fonctionnements propres à chaque structure et surtout la place, les outils et fonctions du psychologue clinicien au sein d’institutions
  bien distinctes.

  Elle a donc pu évoluer successivement au cours de ses années d'études au sein :

  Dans certaines de ces structures, Melle JEAN a pu continuer à s’investir dans ce travail de médiation animale auprès de différents publics et en mesurer les bénéfices.
  Effectivement sur le FAM se trouvaient lapins, chien, volailles, cochons, ânes et poneys… les ateliers mis en place au sein de cette « petite ferme » et autour des
  différents animaux furent les moyens de travailler sur des modalités d’expression infra-verbale, sur le sensoriel, l’ouverture à l’environnement, le rapport à l’autre en
  passant par l’animal etc.

  A l’IME, elle a suivi également certains enfants et adolescents autistes en séances d’équithérapie, durant 6 mois, apprenant ainsi un autre type d’accompagnement
  dans l’expression de soi à travers la mobilisation psycho corporelle, la découverte de sensations et d’expériences nouvelles permettant au fur et à mesure de
  travailler les comportements inadéquats, la présence du regard et le relationnel notamment.

  Le CAT fonctionnant avec un centre équestre également, elle a pu effectuer le suivi des travailleurs  CAT du centre équestre ainsi que les ateliers de soutien qui s’y
  déroulaient pour d’autres travailleurs du CAT, en s’impliquant activement dans les séances de soutien avec les chevaux. Pour ces personnes déficientes, l’inversion
  des rôles était importante, pour une fois elles se trouvaient en position de prendre soin de l’autre, de l’animal… permettant ainsi une revalorisation, une prise de
  confiance et de développer autrement l’autonomie. Elle a également pu s’impliquer dans les séances d’équithérapie proposées par le centre équestre à d’autres
  structures (MAS, IME, CEM…).

  Parallèlement à cela, son projet étant, durant cette période d'études, de s’installer en tant que psychologue travaillant avec une médiation différent qu’est la
  médiation animale, j’ai suivi la formation de  l’Institut Français de Zoothérapie en 2004 et est obtenue la certification de thérapie par médiation animale l’année
  suivante. Puis, son DESS en poche, Melle JEAN  a travaillé en tant que psychologue en Centre-Médico-Psychologique pour enfants et adolescents ainsi qu’en Centre
  d’Actions Éducatives avant d’être embauchée en 2008 à l’Institut Français de Zoothérapie.

  LA THÉRAPIE PAR MÉDIATION ANIMALE TELLE QUE Melle JEAN LE VOIT :
 
En tant que psychologue, j’ai travaillé particulièrement avec les enfants ayant différentes problématiques, mais aussi avec d’autres populations, à l’aide de différentes
  médiations, telles que le dessin, le conte, certains jeux… mais toujours en salle ou en bureau  et avec des objets. Avec d’autres publics, il s’agissait plutôt
  d’entretiens en « face à face », au bureau.

  Chez IFZ,avec la médiation animale, nous travaillons à l’aide d’une médiation vivante, qui agit et réagit, qui peut d’autant plus faciliter les projections, le travail du
  sensoriel, du psycho-corporel et qui facilite le travail que tout psychologue clinicien peut faire grâce au lien psycho-affectif se développant entre la personne et un ou
  plusieurs animaux.

  La plupart des enfants, adolescents et jeunes adultes avec lesquels je travaille en médiation animale, connaissent ma fonction, ils savent que je suis psychologue et
  savent qu’ils sont là pour que nous travaillions ensemble certaines choses. Mais, comme me le faisait remarquer un parent à juste titre « je ne pensais pas qu’il
  accepterait, mais le cadre est tellement différent que cela change tout pour lui
 ». Effectivement, certains enfants ou adolescents refusent « d’aller voir un psychologue » ou
  encore, s’ils viennent, ce n’est pas pour autant qu’un travail pourra se faire. Mais  avec la médiation animale, le cadre est différent du cadre « physique » habituel (et
  pourtant tellement présent à la fois… mais autrement) que le lien se créé plus facilement et que le titre de « psy » passe au second plan, même si le travail est bien
  présent.

 
Un autre avantage du travail en Institut de Médiation Animale, au-delà de l’attrait pour les animaux et de la motivation que cela peut amener, ce sont les espaces.
  Nous nous servons beaucoup des différents types d’espaces créés pour les animaux ainsi que  de leur positionnement etc. dans notre travail et en fonction des
  besoins des bénéficiaires…

  Je ne vais pas citer là tous les bénéfices que je trouve à exercer ma profession à l’aide de la médiation animale, mais ce qui est certain c’est que cette médiation me
  permet de travailler d’autant mieux certaines problématiques. Mais attention ! au risque de se répéter, l’animal n’est pas le thérapeute, il est le médiateur qui allié
  au cadre, au savoir- faire, aux connaissances du thérapeute, va permettre de donner du sens et de poser des objectifs à finalités thérapeutiques.