Intervenant en médiation par l'animal auprès des personnes âgées, service à la personne

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Enjeux de la création de la certification

Le contexte démographique de vieillissement de la population induit une croissance et une diversification des besoins liés à la médiation animale.

La formation d’Intervenant en médiation animale pour personnes âgées de l’IFZ correspond à des besoins prévisibles importants.

Face à ces développements, il est nécessaire de structurer la médiation animale et d’organiser la profession.

Aujourd’hui, la nécessité de former des professionnels capables de rapprocher et coordonner les acteurs ainsi que de définir des plans d’action prenant en compte la personne âgée dans son intégralité est unanimement reconnue.

Cette certification apporte des savoirs et des compétences relatives au vieillissement, solidement ancrés dans une approche globale de la personne âgée et au bien-être apporté par l’animal.

Je vous invite à lire ci-dessous la Fiche Metier Intervenant en médiation par l'animal auprès des personnes âgées

Qu'est ce que le métier d’intervenant en médiation par l’animal auprès des personnes âgées et service à la personne.

La médiation par l’animal consiste à stimuler les personnes âgées en maison de retraite grâce au médiateur animal.

En médiation par l’animal auprès des personnes âgées, on retrouve principalement des chiens, des chats, des lapins et cochons d’inde. La médiation animale peut se faire en groupe ou en individuel.

Selon un sondage Opinion way de 2016, 'les français et la zoothérapie', 96% des Français pensent que l'animal peut constituer une source de réconfort pour des populations en difficultés (personnes âgées, malades, souffrant de handicaps) et 83% se disent favorable à la médiation animale. Le chiffre atteint 93% chez les possesseurs de chats et de chiens.

La médiation par l’animal en maison de retraite

Vous trouverez ci-dessous un exemple de médiation par l’animal en maison de retraite.

De nombreux établissements LNA Santé accueille des animaux dans le cadre de la médiation animale. A la Résidence Ger'home, chaque mois, Aline, zoothérapeute vient avec ses chats et chiens.

En quelques minutes, la magie opère, l'animal s'avance vers le résident et gagne sa confiance. Un lien très fort se crée, l'animal rassure.

Les résidents aiment le contact avec l'animal, car il est un point d'ancrage. Les gestes de la vie quotidienne reviennent : caresser, brosser, nourrir et plus globalement prendre soin. Ces gestes permettent de conserver des repères et ils sont essentiels dans le maintien du lien avec la réalité.

L'animal est un confident, un compagnon de jeu ou de balades. Souvent, avec la complicité d'Aline, les résidents troquent leurs déambulateurs contre une poussette pour animaux le temps d'une promenade à l'extérieur.

L'animal ne laisse personne indifférent : il intrigue, amuse, suscite l'émotion. Par sa simple présence, la petite boule de poils stimule et encourage.

Pour les personnes qui parlent facilement, toucher l'animal permet d'évoquer des souvenirs, de faire resurgir des réminiscences du passé. Généralement, c'est la mémoire des faits récents qui fait défaut mais les souvenirs anciens sont toujours présents. La simple remontée de ces souvenirs heureux avec un animal a un effet calmant, apaisant.

Un lien affectif très fort se noue entre l'animal et le résident : une personne qui ne parle peu ou pas s'exprimera plus facilement en présence de l'animal. L'impact affectif de l'animal peut faire revenir les mots. Ainsi, pour les résidents qui sont plus avancés dans la maladie, le rapport à l'animal peut être fabuleux, le mot se fait plus juste et le vocabulaire revient. Un moment très riche en émotions tant pour les soignés que les soignants. L'animal est alors une incroyable source de stimulation et de motivation.

Au-delà de l'expérience sensorielle, c'est une nouvelle communication, non verbale, qui se met en place. Le lien entre soignants et soignés se renforce. La communication passe alors surtout par le geste et le regard.

Pour les résidents, le contact animalier permet de travailler la motricité sans même s'en rendre compte. L'animal sollicite également la mémoire, le sens de l'observation, il renforce le sentiment d'identité et incite à aller vers l'autre, à engager le dialogue et à s'intégrer au groupe. C'est un véritable partenaire de soin.

Dans les unités protégées, le contact avec l'animal permet de réduire les angoisses et a un effet apaisant. La littérature scientifique (Etude de Kongable, The effects of pet therapy on social behavior of institutionalized Alzheimer's clients) reconnaît, au contact de l'animal, un mieux être physique et psychologique et une augmentation du nombre de comportements sociaux appropriés chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

De manière générale, l'estime de soi augmente en présence de l'animal. L'animal apporte un véritable bien-être émotionnel et participe à l'adaptation à la résidence médicalisée, à l'expression personnelle et à la stimulation des fonctions cognitives et sensorielles.

Le secteur du bien-être pour les personnes âgées

Selon les chiffres du Ministère des Solidarités et de la Santé, en France, plus de 15 millions de personnes sont âgées de plus de 60 ans et le chiffre devrait grimper à plus de 20 millions en 2030. Le marché des seniors, ou « Silver économie », a fortement évolué ces dernières décennies et ne va cesser de se transformer. Les plus de 50 ans représentent désormais plus de 50 % des dépenses d’alimentation, d’équipements, de loisirs et près de 60 % des dépenses de santé. Les acteurs se doivent d’imaginer de nouveaux produits et services pour répondre aux besoins de la population vieillissante.

En 2018, il n’y a pas un senior type mais plusieurs catégories de seniors. Que l’on s’explique, il existe différentes générations : les jeunes seniors ou « génération X », âgés de 55 à 65 ans, sensibles à la société de consommation ; les « baby-boomers », âgés de 65 à 75 ans, une génération de nature optimiste et marquée par l’idée que tout est possible ; et enfin la génération T, ou génération « silencieuse », de plus de 75 ans, davantage marquée par la guerre et moins sensible aux nouvelles technologies.

Ces différentes catégories de seniors n’ont pas les mêmes aspirations, les mêmes besoins, ni même les mêmes revenus. Il est important d’en prendre conscience. Les « nouveaux seniors » sont en bonne santé, travaillent encore pour la plupart, bénéficient d’un certain pouvoir d’achat non pas uniquement dédié au maintien de leur autonomie. Une étude de Mc Kinsey explique d’ailleurs que 60% de la hausse de consommation que nous connaîtrons d’ici 2030 va être générée par les personnes âgées de 60 ans et plus.

La donne a changé, la majorité des personnes âgées vieillissent maintenant dans de bonnes conditions et l’âge moyen de perte d’autonomie est de 83 ans. Seuls 8% des plus de 60 ans sont dépendants, toujours d’après le Ministère des Solidarités et de la santé.

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