Mag'IFZ #4 - Septembre 2019

Vive la rentrée !

Tout le monde parle de rentrée ! rentrée scolaire, rentrée au bureau, rentrée littéraire...

Et bien l'Institut Français de Zoothérapie fait la sienne aussi en lançant deux nouvelles formations et des agrandissements.

Alors bonne lecture à vous chères lectrices et cher lecteurs.

On parle de soins et d'aide à domicile...

On parle de soins à domicile, on parle de maintien à domicile, on pense tout d'abord aux personnes âgées, ou aux personnes en situation de handicap intellectuel ou physique. Mais on ne parle que rarement des personnes qui sont immobilisées par suite d'un accident, ou d'une maladie. Qui peuvent être ces personnes ? Des enfants, comme des adultes, sans problème de handicap.

Comme les hôpitaux ne gardent qu'un minimum de temps les patients et qu'ils les renvoient chez eux, il y a un passage quotidien d'une infirmière pour les soins à domicile, mais ce passage est de combien de temps à ce jour ? Cinq minutes voir dix minutes ! et le reste du temps que font-ils ? Ils attendent le lendemain le passage de l'infirmière !

Bien sûr, il y a aussi les SAAD, Service d'Aide et d'Accompagnement à Domicile, dont les employés sont pour la plupart sous-payés pour le travail qu'ils font. Ils ont dû mal à répondre correctement aux besoins des personnes à domicile. Et là encore leur passage est trop rapide. Le mot « rentabilité » prend malheureusement le dessus sur le mot « humanité ».

Eh bien I.F.Z. réfléchit à un service de chien médiateur à domicile conduit par son maître pour rendre visite à ces personnes et proposer un soin alternatif humanisé. Alors on va me dire : qui va payer ce service ? Encore de l'argent de l'Etat ? Du département ? Non, IFZ ne cherchera pas dans ce panier.

Mes nombreuses années passées en Amérique du nord m'ont élevé à travailler avec les fondations, le mécénat, en résumé : le privé. Eh oui, le participatif !


Pourquoi doit-on ouvrir des Centres d'Accueil en Zoothérapie ? (CAZ)

Sans revenir en détail sur ce qu'est la zoothérapie « C'est un soin alternatif non médicamenteux, mené par un professionnel de la santé ou du social ou issu de l'enseignement spécialisé ». Ce professionnel est formé par l'Institut Français de Zoothérapie afin qu'il travaille avec ses animaux qui peuvent être : des chiens, des équidés parmi lesquels on retrouve l'âne, le poney, sans oublier le cochon d'inde comme rongeur. Rajoutons encore le lapin bélier. Mais tous ces animaux, avant d'être médiateurs, doivent avoir suivi une éducation spécifique pour qu'ils deviennent « Médiateurs certifiés ».

Alors que vient faire un Centre d'accueil en Zoothérapie ?

Qu'est-ce qu'un Centre d'Accueil en Zoothérapie ? C'est un concept que j'ai développé lorsque j'étais en Amérique du nord. C'est un lieu avec des espaces, un bâtiment d'accueil où l'on trouve une belle pièce de travail ou de jeux, un bureau pour le côté paperasse, un bel enclos pour le ou les chiens, un espace « rongeurs », un abri avec sellerie pour les équidés et un bâtiment pour stocker la nourriture des animaux. On va me dire, « Cela fait beaucoup de choses et tout cela va coûter cher ». Regardons maintenant pourquoi créer un CAZ et à qui il s'adresse.

Il y a des enfants qui sont en hôpital en service d'oncologie et qui heureusement s'en sortent mais qui traumatisés par la maladie et les chimios ne peuvent pas tout de suite retourner à l'école, ne peuvent pas tout suite oublier tout ce qu'ils ont subi. Qui n'ont pas pu faire le moindre effort physique ! Et bien un Centre d'Accueil en Zoothérapie pourra les accueillir pour reprendre goût à la vie, au quotidien, avec des activités autour des animaux qui deviendront leurs partenaires. L'animal deviendra leur moteur, leur stimulus, leur confident… Tout cela sous la responsabilité du professionnel en zoothérapie qui organisera un programme avec les animaux en adéquation avec le jeune.

Cet accueil en CAZ pourra également être temporaire avec un partenariat entre le service d'oncologie et le CAZ pour des séjours de quelques jours évidemment sous surveillance et immunologie.

Autre possibilité pour un CAZ : il y a trop de jeunes qui ont des problèmes sociaux. Ils sont en colère contre la société. Ils n'ont plus aucune estime d'eux-mêmes. Ils cherchent à exister en faisant des larcins, mettent le feu à des voitures aux poubelles … Vous êtes-vous déjà posé la question « Pourquoi font-ils cela ?».

J'ai cherché la racine de leur problème et cette racine part de notre système de répression. Ils sont au point A et sèment la zizanie ? Les autorités les déplacent au point B. Là, ils vont reconstruire un nouveau réseau et recommencer leurs larcins. Non ce n'est pas la solution. J'ai pu au Canada dans mon centre en accueillir plusieurs. Il faut tout d'abord les sortir de leur environnement. Leur proposer un challenge où ils se sentent responsables avec un défi de revalorisation. L'animal est au cœur de ce challenge. Des chiens polaires qui renvoient à l'image du loup. On touche le respect. Les entraîner : on touche le côté sportif. Le jeune devient coach du chien. Valorisation.

Pas de chiens polaires parce que vous êtes en région parisienne ou Toulousaine ? Vous pouvez travailler avec des Bergers Australiens avec de l'Agility – cani-cross – éducation…

Cela peut aussi se faire avec des équidés/poneys. Ou des ânes. Mais pour toutes ces activités il faut que le jeune soit volontaire. D'où le challenge. On travaille également la frustration et beaucoup d'autres choses positives.

Mais dans un CAZ il y a encore beaucoup de choses positives à développer. Je vous en parlerai dans le prochain numéro du MAG'IFZ.

François BEIGER
Président de la S.A.S d'IFZ